La Commission Européenne vient d’annoncer la fin de la CSRD pour 80% des entreprises européennes.
La lourdeur administrative qui étaient encore imposée il y a une semaine s’est envolée comme par magie. Le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité n’ont, eux, malheureusement pas disparu.
Les dirigeants d’entreprise seront sans doute satisfaits de cette décision. Les cabinets de conseils et d’audit vont sans doute faire la grimace en voyant ce nouvel eldorado partir en fumée.
Concernant Good Fabric, nous nous étions adaptés pour répondre à nos clients afin de les accompagner avec cette usine à gaz. Beaucoup de temps, d’investissement… pour un grand retour en arrière législatif.
Mais finalement, c’est une bonne nouvelle que les entrepreneurs puissent entreprendre et agir plus librement. La contrainte réglementaire oblige les plus réfractaires, mais pénalise aussi les acteurs les plus engagés en imposant un carcan qui peut limiter l’innovation et la créativité.
En ce qui concerne Good Fabric, nous allons nous recentrer sur nos missions, c’est-à-dire agir sur le terrain avec les entreprises qui veulent avancer de manière pragmatique et déterminée pour réduire leur empreinte.
Back to basics
Comme je le disais, cette annonce de l’UE peut être une bonne nouvelle. Nous avons toujours pensé que les beaux rapports n’ont jamais été gage d’efficacité sur le terrain.
Désormais plus de moyens vont être disponibles pour les allouer au vrai sujet : la réduction d’impact environnemental et social des collections. Le retour aux fondamentaux !
Depuis quelques années, sous l’impulsion d’une réglementation exponentielle, la RSE s’est écartée de sa raison d’être : Agir au quotidien pour faire mieux avec moins.
Les solutions se trouvent aux côtés des industriels et des producteurs de matières premières, pas dans un tableau Excel.
Il faut les bons outils pour comprendre les impacts, prendre les bonnes décisions pour les réduire en synergie avec le style, et mesurer les progrès. Pour cela, il faut connaître ses filières de production, écouter et faire preuve de bon sens.
Greenwashing versus Engagement
Sale temps pour la RSE !
Les négationnistes du climat ou les greenwashers se féliciteront de cette décision. Ils pourront continuer à ne rien faire ou à faire semblant en toute impunité.
De notre côté, nous estimons que c’est en réalité l’opportunité pour les acteurs vraiment engagés de poursuivre leur vision qui fera de plus en plus la différence sur leur marché.
Depuis que nous avons créé Good Fabric, notre mission n’a pas changé. Celle d’aider les marques à obtenir des résultats concrets, faire évoluer leur business model et leurs collections vers une croissance rentable et soutenable.
Cette mission est plus que jamais d’actualité à l’heure ou les signaux clignotent au rouge. 2025 est au contraire le moment idéal pour accélérer et se différentier du greenwashing, voir du greenbashing ambiant.
Car il ne faut pas se tromper. Pour tous les acteurs qui ne font pas de l’ultra fast fashion, même si le respect de l’environnement seul ne fait pas vendre un vêtement, une démarche sincère, efficiente et transparente sont des facteurs déterminants au succès à venir.
De nombreux exemples l’ont démontré. Et les progrès réalisés par un grand nombre d’acteurs de toute taille ces dernières années nous convainquent, qu’avec ou sans rapport extra-financier, le mouvement est engagé.
Et il ne tient qu’à nous tous de l’accélérer.

Louis-Marie Vautier, Co-fondateur de Good Fabric


